Que se cache-t-il derrière l'empreinte écologique ?

Aussitôt que des biens et services sont consommés, un impact sur l'environnement apparaît : des matières premières sont consommées, une pollution est émise et des déchets sont produits. Derrière l'expression « empreinte écologique » se tient l’idée selon laquelle cet impact peut faire l’objet d’une mesure et être mis en relation avec les ressources disponibles ou restantes sur Terre. Un outil de calcul a été développé pour le déterminer : le calculateur d'empreinte. Il a vocation à calculer combien de ressources naturelles un comportement de consommation implique et à quel degré s’élèvent les émissions polluantes impliquées. Si bien que l'empreinte écologique peut être calculée tant pour des individus particuliers que pour des entreprises ou même des pays entiers. L'empreinte s’exprime en planète(s) ou en surface requise pour la couverture de la demande de consommation. Sur cette base, l'empreinte écologique (normale) d'une personne correspond à l’usage d’une planète. En d’autres termes, cela signifie qu'il faut au maximum autant de ressources qu’une seule planète est susceptible de fournir et de renouveler par personne, pour se situer au niveau d’une empreinte écologique soutenable. En deçà d’une planète, l’environnement est préservé de manière durable, au-delà d’une planète, il est exploité d’une façon insoutenable.

De quoi dépend l’importance de l'empreinte écologique ?


D'une manière générale, l’empreinte rassemble toutes les composantes de la consommation. C’est-à-dire les implications de nos modes de vie, la façon dont nous nous-chauffons ou nous-rafraichissons, les moyens avec lesquels nous nous-déplaçons, ce que nous mangeons, l’ensemble des déchets que nous produisons, etc.

Quelle est le volume actuel de l'empreinte écologique ?


Au niveau mondial, l'empreinte écologique mesurée en 2019 était de 1,7 planètes. Ce qui veut dire que la population mondiale utilise en moyenne et de façon excessive au moins 70% des ressources que la Terre est capable de mettre à disposition de manière renouvelable. La Suisse est particulièrement mal lotie avec une empreinte écologique s’élevant à l’utilisation de 3 planètes. Comme elle consomme beaucoup de biens importés, elle cause les trois quarts de son impact environnemental en dehors de son territoire. Pour exemple, un T-shirt acheté dans un magasin conventionnel a généralement été fabriqué dans un pays lointain et y a pollué l'environnement au fil de sa production. Le transport vers la Suisse contribue, en outre, un surplus à l'empreinte du T-shirt en question. Et avec son utilisation de 3 planètes, elle fait partie des pays qui contribuent à faire augmenter la moyenne mondiale de façon critique.

Qu'est-ce que le jour du dépassement ?


Tout comme l'empreinte écologique, le jour du dépassement (Overshoot Day) peut être calculé tant pour des individus particuliers, que pour des pays ou le monde globalisé. En Suisse, le jour du dépassement est la date du calendrier indiquant le moment à partir duquel la population suisse consomme et émet plus que la planète Terre ne peut supporter. C’est-à-dire qu’elle consomme davantage de ressources naturelles que l’environnement terrien ne peut fournir de façon renouvelable, ou bien qu’elle émet davantage de polluants que la planète ne peut absorber en une seule année. Fait inquiétant, le jour du dépassement a lieu chaque année un peu plus tôt que le précédent. Cela signifie que nous consommons trop de ressources et que nous le faisons à un rythme de plus en plus rapide. En 2020, la journée de dépassement de la Suisse a eu lieu le 8 mai, tandis qu’au niveau mondial elle a eu lieu le 22 août. Cela montre clairement que le monde dans son ensemble, et la Suisse en particulier, consomment significativement trop de ressources.




Les liens suivants vous donneront un aperçu intéressant sur des sujets liés à l'empreinte écologique :


🎥 Vidéos

📃 Articles, études et littérature

🎧 Podcast


📃 Cet article du Temps de 2017 présente le fait que les ressources disponibles soient épuisées dès le mercredi 2 août de l’année en question. Vingt ans plus tôt, ce seuil était fixé à la fin de septembre. La Suisse n'est pas si bonne élève qu'elle l'imagine. « Pour maintenir leur niveau de vie, les Suisses ont besoin de trois planètes », R. Grolleau, Le Temps, 2017]

📃 Cet article scientifique de Baptiste Monsaingeon illustre le problème de l’empreinte écologique en traitant de l’état de dégradation de la planète. En une quinzaine d’années, le problème de la concentration de déchets plastiques en milieu océanique s’est transformé en un emblème alarmant de la crise écologique globale. [« Faire monde avec l'irréparable. Sur les traces des océans de plastique », B. Monsaingeon, Techniques & Cultures, 2016]

📃 Cet article scientifique de Dominique Bourg défend l’idée d’une économie « permacirculaire » comme moyen inventif pour parvenir à une empreinte écologique proportionnelle aux dimensions de la Terre. [« De l’économie circulaire à l’économie permacirculaire », D. Bourg, Responsabilité & Environnement, 2018]

📃 Cet article du Monde datant de 2016 pointe le fait que sur les 25 millions de téléphones mis sur le marché chaque année en France, seuls 15% soient collectés pour être réparés, réemployés ou recyclés. Il donne par la même occasion une illustration ciblée de la façon dont l’empreinte écologique est susceptible de s’aggraver aux niveaux local et mondial. [« Le sulfureux parcours du téléphone portable, des mines aux filières clandestines de déchets », A. Bolis, Le Monde, 2016]

🎥 Cette vidéo illustrée explique en dessins l’empreinte carbone, son calcul ainsi que les moyens pour la réduire [« Empreinte carbone : définition, calculer, réduire », A. Magin, 2020]

🎥 Cette autre vidéo illustrée explique quant à elle la problématique du jour du dépassement [« Jour du dépassement de la Terre 2018 : 1er août », A. Magnin, 2018]

🎥 Cette vidéo du WWF France présente en 2019 l’actualité du jour du dépassement mondial [« 29 juillet 2019 : le jour du dépassement mondial », WWF France, 2019]

📃 L’Association Romande pour la Protection de l’Environnement (ARPEA) est vectrice d’information et de formations pour la protection de l’environnement. Elle organise en effet des cours certifiants, met sur pied des forums et des journées techniques. [ARPEA - Association Romande pour la Protection de l’Environnement]

📃 La Fondation Good Planet œuvre pour la compensation carbone et la sensibilisation de la problématique de l’empreinte écologique

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